Je me suis renseigné sur l’intelligence artificielle, et voici ce que j’ai découvert.
En arrivant à 42, et en discutant avec les autres étudiants de l’école, nous nous sommes posés plein de questions sur l’intelligence artificielle. Suite à des recherches, j’en ai tiré mes propres conclusions que je partage ici avec vous :
Sommaire:
- À quand la singularité ?
- Est-ce qu’une IA qui a par exemple 4 ans, peut-être plus performante qu’une IA qui a 10 ans ?
- Est-ce compliqué de commencer/coder en IA ?
- Comment l’intelligence artificielle va changer nos vies ?
A quand la singularité ?
La singularité est un événement supposé où globalement, le moment où l’intelligence artificielle deviendra plus intelligente que les humains. Et que, par effet d’emballement, les IA se mettront à créer leur propre IA. Nous n’y sommes pas encore.
J’ai le sentiment que les experts sont partagés à ce sujet, certains pensent que cela arrivera, et d’autres supposent qu’on aura toujours le contrôle. Ce qui ne veut pas forcément dire que les robots vont nous réserver le même sort que les dinosaures. Simplement que nous ne serons plus les maîtres de notre destin, l’emballement dans la société sera incontrôlable.
A ce jour, l’intelligence artificielle entraîne déjà des changements conséquents dans la société. Mais ils sont contrôlables et les humains maîtrisent toujours leur technologie. L‘un des changements les plus probables ou imminents, même si on ne peux pas encore parler de singularité, est le remplacement de certains métiers :
- Les chauffeurs avec la conduite autonome
- Les coiffeurs
- Ou encore la rédaction d’articles comme celui-ci 😉
Certains de ces changements ont déjà commencé. Il y a déjà des voitures autonomes, DoorDash a des robots autonomes qui livrent les repas et GPT-3 permet notamment d’écrire des pages de captures, notamment avec Snazzy. Et on peut imaginer que cela va continuer d’évoluer.
Cependant, même si l’innovation technologique est très rapide, l’adoption semble beaucoup plus lente, ce qui me laisse penser que nous pourrons nous adapter “en douceur”. On peut déjà contrôler un ordinateur depuis un casque qui analyse les signaux neurologiques, pourtant je suis en train d’écrire cet article sur un clavier. On sait programmer des robots qui peuvent exécuter des tâches répétitives depuis des dizaines d’années; pourtant ce n’est pas encore le cas partout. Comme en témoigne McDonald’s qui a acheté une jeune startup qui robotisait le processus de préparation de commande afin de protéger son industrie mais qui ne l’a finalement pas mis en place. A mon avis, probablement en imaginant les répercussions que cela pourrait avoir sur des centaines de milliers d’employés. Alors qu’aujourd’hui, si vous vous rendez dans un centre commercial du Val-de-Marne, vous pourrez trouver un robot qui vous prépare votre pizza.
L’intelligence artificielle pourrait déplacer bon nombre de métiers comme l’ont fait les précédentes évolutions technologiques. La question est de savoir si la vitesse d’adaptation par la population augmente elle aussi, de manière exponentielle, et si on aura toujours le contrôle ?
Est-ce qu’une IA qui a, par exemple 4 ans, peut être plus performante qu’une IA qui a 10 ans ?
IL est possible que cela dépend de plusieurs critères, comme le temps d’entraînement, l’algorithme utilisé, et même la quantité de données à disposition.
Tout chose égale par ailleurs, si le temps d’entraînement est plus long, alors on peut considérer que l’IA de 10 ans va être plus performante. Même si l’entraînement d’une IA diminue en efficacité au cours du temps.
On peut supposer également qu’une IA plus récente, pour effectuer la même tâche à été créée pour une raison particulière, et qu’elle dispose d’un des éléments qui permettra une meilleure performance que l’ancienne. Car sinon elle n’aurait tout simplement pas été créée car ce ne serait pas nécessaire.
Du côté de l’algorithme, de nouveaux modèles sont mis en place, comme le Deep Learning ou l’apprentissage renforcé. Le premier à gagné en popularité après avoir battu (et de loin) un record lors d’un concours: le Large Scale Visual Recognition Challenge.
On peut aussi partir du principe qu’il y a bien plus de données à disposition aujourd’hui, une meilleure puissance de calcul, et de meilleurs engins embarqués, sans compter l’augmentation du débit internet (wi-fi, 5G).
Dans le cas contraire, si deux IA sont codées de la même manière, et entraînées de la même manière avec les mêmes données : il me semble possible qu’elles progresseront à la même vitesse.
Est-ce compliqué de commencer/coder en IA ?
Tout dépend de ce que l’on considère être de l’intelligence artificielle. A mon sens, nul besoin de commencer avec une tâche ardue comme celle de générer des phrases en fonction d’une réponse par exemple. On peut commencer de manière beaucoup plus simple. Regardez…
De plus, aujourd’hui de nombreux algorithmes sont déjà disponibles et en open source (catégorisation d’image, speech to text, etc…). L’utilisation même de ces algorithmes est un bon début, et vous pouvez faire pas mal de choses avec.
Et si vous avez envie de commencer par les données en général sans avoir un modèle de prédiction, vous pouvez commencer à mettre la main dessus avec de l’analyse de données, en affichant par exemple la température moyenne au cours du temps, ou encore le nombre de cas positifs au covid comme le fait très bien le site Covid Tracker.
Je vous recommande également le BootCamp de 42AI disponible gratuitement sur github en cliquant ici.
Comment l’intelligence artificielle va changer nos vies ?
L’IA, de facto, est immatérielle car c’est un logiciel. Cela devient beaucoup plus complexe et influent lorsqu’on l’associe à quelque chose de matériel.
On peut considérer que dans un premier temps, les métiers répétitifs seront remplacés dans les 10 prochaines années : les camionneurs par exemple avec le Tesla truck, ou encore les coiffeurs avec un outil qu’on enfilait comme un chapeau et qui s’occuperait de nos cheveux, à la fois plus rapidement, moins cher, et avec une prévisualisation de plusieurs coupes; on peut notamment en voir les prémices ici. Ce qui n’est pas nécessairement mauvais tant que la transition est contrôlée et assez lente. Les formations en milieu de vie vont continuer à croître et le salaire médian sera plus élevé. À plus long terme : même les métiers créatifs (architecte, programmeur, professeurs, etc..) pourraient être remplacés.
Je m’avance un peu (beaucoup 😉) en disant cela, mais nos tâches consisteront sûrement non plus à répéter les mêmes tâches (même créatives) mais à travailler en commun afin d’améliorer une IA pour un métier particulier. Car l’intelligence artificielle est pour le moment très douée quand cela consiste à jouer sur l’existant, dans des règles connues. Mais beaucoup moins pour innover.. en tout cas pour l’instant.
Stanley SERBIN,
Co-Responsable communication de 42AI
